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Quelle est votre histoire ?

Je suis née à Genève, en 1971. D’une mère allemande, et d’un père suisse. J’ai arrêté l’école du jour au lendemain, j’avais 15 ans et une envie folle de découvrir la vraie vie. Je me suis lancée dans le théâtre, puis dans la danse. Les tournées m’ont permise de découvrir des villes mythiques. Paris, Londres, Berlin, New York. Le jour où on quitte la maison, on goûte aux premières libertés, les émotions sont vives, bouleversantes. J’en garde un souvenir extraordinaire.

Et aujourd’hui ?

Le jour, je suis employée. La nuit, j’écris. J’invente des histoires pour m’offrir l’impression de vivre une autre vie. Ça m’amuse. Entre ces deux mondes, je trouve un moment pour dormir…

Pourquoi l’écriture ?

Cela m’a pris un jour, en refermant un livre, j’ai eu envie d’écrire le mien, celui qui me correspondrait à 100%. 

Parlez-nous de vous.

Je suis plutôt solitaire. J’aime le silence. Quand je l’écoute, j’ai l’impression de surfer sur le langage de la terre. Parler m’oblige à sortir de ma zone de confort. Je préfère observer. J’observe les gens, je les écoute, je retiens leurs histoires quand elles sont racontées avec une charge émotionnelle. J’aime ce qui me fait bouger, ce qui détone, ce qui est brinquebalant. J’aime les défauts, les ratures, les cicatrices, le vécu, le courage d’être honnête, le courage tout court, les personnes qui se pardonnent à elles-mêmes, qui assument et comprennent leurs erreurs, qui s’améliorent, qui grandissent, qui s’accrochent.

Quelques moments forts…

Lundi 4 novembre

Je me trouve dans une salle, à attendre. Il y a des livres. Beaucoup de livres. Et aussi une fenêtre d’où j’aperçois un morceau de ciel. Ce ciel, je le fais entrer dans la pièce. C’est mon jour. Celui que j’attendais dans mes rêves. Je suis dans le bâtiment qui abrite les éditions Slatkine.

Je décris ces minutes à patienter sans vraiment attendre comme les plus épanouies de ma vie. C’est un accomplissement. J’ai réussi. Quel qu’en soit le résultat, j’ai réussi mon pari. Écrire un livre. J’ai mis 7 ans à le terminer. Et ces années se retrouvent soudainement compressées dans ces minutes, dans ce ciel, dans cette pièce, intrinsèquement liées à une multitude d’émotions, emplissant mon cœur d’une joie incommensurable. Des minutes qui se sont transformées en un souvenir dans lequel je peux, à ma guise, puiser une énergie sans limite. 

En lisant ces quelques lignes:

Parce qu’ouvrir un livre, c’est plonger dans un autre univers, explorer des contrées inconnues et ouvrir tout grand notre esprit aux idées nouvelles… Parce que je crois que les livres ont le pouvoir de nous toucher au plus profond et de bouleverser nos vies… Parce que le moment magique où la connexion s’établit avec un livre, c’est comme une amitié qui se noue: pour toutes ces raisons, je suis amoureuse des livres et de la lecture depuis toujours.

Source : https://fictionista.ch

Au coeur d’une randonnée, les muscles rompus de fatigue, mon regard a accroché cette phrase écrite sur un panneau balayé par le vent:

Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant, que le mauvais d’un pas ferme.

Saint Augustin

« La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le gout à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas. La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer. Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix. Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes, Vraiment ».

Source: https://www.alexandre-jollien.ch/